MÉDECINS LIBERAUX : LE MALAISE S’AGGRAVE.
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PERMANENCE DES SOINS :
RETOUR A LA CASE DEPART |
L'offre de soins primaires menacée dans de nombreux départements français
!
Les syndicats écrivent au ministre de la santé sur les conseils du sénateur
Descours !
Une absence de moyens paralyse la moindre évolution du système, et
empêche l'élaboration de tout projet sérieux entraînant par la même le
retour des réquisitions préfectorales,
alors qu’un certain nombre d’idées rallient l’ensemble des syndicats
médicaux,
- régulation médicalisée permettant de réduire le volume des actes,
- diminution du nombre de secteurs de garde, (avec mutualisation des
indemnités actuellement versées dans les secteurs existants).
- adaptation des horaires de permanence libérale aux besoins locaux,
- création ciblée de maisons médicales de garde.
et que les médecins s’investissent sans résultat dans les CODAMUPS qui ont
déjà siégé.
Une menace pèse sur la rémunération des astreintes dans le cadre de la
permanence des soins des médecins spécialistes, notamment dans les
établissements UPATOU et non UPATOU et dans certaines spécialités
(réanimation, pédiatrie, chirurgie...).
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DE ET PASSAGE EN FORCE
SECTEUR 2 DES SPECIALISTES LIBERAUX |
La FMF
a toujours été claire et réaliste :
depuis le début du conflit opposant les libéraux aux caisses, elle a
encouragé et ne cesse d’encourager l’utilisation du DE comme seul moyen de
réagir contre l’insupportable subordination des honoraires médicaux des
spécialistes secteur 1 aux possibilités financières en bout de course des
caisses.
L’absence totale d’écoute et d’analyse des caisses et des gouvernements
pousse certaines spécialités à des actions désespérées comme le passage en
force en secteur 2 ou l’utilisation non limitée du DE les exposant soit :
- à des sanctions financières alors qu’ils ne peuvent déjà plus faire face à
la montée des charges et qu’ils ont des obligations déontologiques vis à vis
de leurs patients,
- soit au déconventionnement, alors qu’ils ont choisi délibérément le
secteur 1 par esprit conventionniste. Ils se sentent trahis à juste titre
par le système à qui ils ont fait confiance.
La FMF condamne ces sanctions totalement injustifiées dans le fond et ne
peut accepter que sous prétexte que dans la forme des libéraux sont jugés
excessifs , certaines caisses d’assurance maladie en profitent pour tenter
d’en faire des exemples et taire le malaise réel qui englobe l’ensemble des
médecins libéraux.
La FMF n’a jamais signé le règlement conventionnel minimal qui pousse les
médecins libéraux à sortir des limites du supportable pour retrouver une
dignité et poursuivre dans la voie de la qualité des soins pour tous.
Déjà depuis l'année 2002 elle a proposé aux médecins, aux caisses, et aux
pouvoirs publics deux simples mesures qui pourraient rapidement faire sortir
les médecins de la crise actuelle :
- l'alignement du tarif d'autorité sur le tarif opposable.
- la création d'un secteur unique d’honoraires (SULM) permettant de
s'adapter à l'activité et au profil de chacun sans grever les caisses de
l'assurance-maladie.
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