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Enfin l'Union possible au
bout du chemin |
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La FMF n'a
jamais été coupée des aspirations de tous les médecins. Elle constate
aujourd'hui, non sans un certain scepticisme, le ralliement d'autres
syndicats à ses thèses.
Elle ne peut que s'en réjouir.
Dans cette période de mutation, elle souhaite, au-delà des déclarations
des uns et des autres, faire connaître à tous les médecins les objectifs
syndicaux communs sur lesquels demain on ne transigera pas.
La défense sans compromission des intérêts et des valeurs déontologiques
de la profession coûte cher. La FMF peut en témoigner, elle qui n'a
d'autres ressources que celles de ses adhérents, ce qui lui a permis
ainsi de garder une totale indépendance.
La FMF constate que ses
revendications, à l'origine de son isolement, sont aujourd'hui reprises
partiellement par d'autres.
Ainsi le SML revendique une revalorisation du tarif d'autorité, qui
n'est qu'une juste reconnaissance du libre choix du patient, là où la
FMF revendique un alignement sur le tarif opposable.
A cotisation égale : remboursement égal.
La CSMF réclame aujourd'hui la réouverture du secteur II pour tous, qui
n'est qu'une juste reconnaissance du libre choix conventionnel, et la
possibilité d'un alignement des actes à leur juste valeur.
La FMF, il faut le rappeler, a créé en 1980 le secteur II.
Elle propose aujourd'hui la création d'un secteur d'activité unique,
assorti d'honoraires librement modulables, afin de sortir par le haut de
la crise de confiance sans précédent de la profession, à l'égard du
système conventionnel.
Nous sommes aujourd'hui rejoints sur ce point par la CSMF, mais
parlons-nous précisément de la même chose ?
Pour la FMF, l'heure
est venue de proposer à tous les médecins un front syndical uni, sur des
objectifs intangibles, afin de redonner confiance à ceux qui se trouvent
dans un profond désarroi.
La FMF invite tous les syndicats qui le souhaitent à se rencontrer pour
élaborer une plate-forme commune avec pour axe central de réflexion : Ne
pas lier les honoraires de médecins aux possibilités financières des
caisses.
La pérennité d'un exercice libéral de qualité au service de tous ne
pourra se faire que si nous sommes capables de nous fédérer sur ces
bases.
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Lettre aux
Syndicats Médicaux |
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Monsieur
le Président,
Depuis plusieurs mois, nous avons le sentiment d'être entraînés dans une
vaste manoeuvre anesthésiante destinée à retarder les decisions,
notamment pour le secteur 1.
On ne pourra pas dire que la profession et les autres partenaires
n'auront pas été consultés, allant même jusqu'à leur faire découvrir
d'autres systèmes de soins que le nôtre…
Les expériences étrangères sont-elles pour autant superposables à notre
pays ? On peut en douter.
Malgré les divers dispositifs mis en place, on constate une progression
des dépenses comparable dans les divers pays par rapport au PIB..
Ceci est de nature à nous interpeller.
Il est évident que l'hôpital restera un sanctuaire qui pour de multiples
causes ne sera pas ou peu touché, tant pour des raisons politiques que
par l'opacité et le manque d'outils de comparaison.
Il est non moins évident que nous aurons à assumer des transferts de
charge de l'hôpital vers la médecine libérale. Il faudra bien qu'il en
soit tenu compte.
Il est donc probable que la réforme se résumera à une augmentation des
recettes sans régler sur un pied d'égalité le problème de l'hôpital et
sa nécessaire coordination avec la médecine libérale.
Au-delà de la diversité des messages des médecins spécialistes libéraux,
celui des médecins généralistes paraît plus audible sans pour autant
être nécessairement entendu.
Pour la Fédération des Médecins de France, le message de tous les
libéraux doit être unitaire.
Nous venons de noter des inflexions dans les discours des syndicats avec
un ralliement ou tout au moins un rapprochement, avec les thèses
défendues de tout temps par la Fédération des Médecins de France.
Nous pensons que nous sommes aujourd'hui à un tournant et les syndicats
des médecins libéraux doivent clairement se positionner pour permettre
la pérennisation de notre exercice libéral, en refusant de se laisser
entraîner dans une paupérisation larvée.
Je me permets de vous adresser le communiqué de la FMF, dans lequel nous
appelons à une rencontre pour tenter d'élaborer une plate-forme commune
avec pour thème central de discussion :
Ne pas lier les honoraires
des médecins aux possibilités financières des caisses.
L'ensemble des médecins aspire à une unité syndicale ainsi qu'à une
pérennisation d'un exercice libéral qui a fait la preuve de son
efficience et de sa compétitivité quoiqu'on en dise.
Devant une situation qui chaque jour se dégrade, nous espérons que vous
rejoindrez notre conviction, que la sauvegarde de la médecine libérale
ne pourra se faire que dans l'union.
Dans l'attente soyez assuré,Monsieur le Président, de mes sentiments les
plus confraternels.
Jean Claude REGI
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