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LA REFORME : QUEL AVENIR POUR LA MEDECINE LIBERALE ?
Médecin Traitant, Parcours de soins,
Permanence des soins(PDS), CCAM, T2A, Retraite, Dossier médical
P(personnel ? partagé ?), SROS 3 ième génération, FMC/ EPP.
LES POINTS PRINCIPAUX (
d’autres brèves suivront)
I. INTERVENTION
MME BISMUTH, REPRESENTANT
MR. F. VAN ROEKEGHEN, DIRECTEUR UNCAM.
Le déficit de la caisse d’Assurance
Maladie atteindra 13 milliards d’euro fin 2004.
Le déficit attendu fin 2020 est de 66
milliards d’euro.
La réforme de
l’Assurance Maladie présente deux enjeux :
-
La
maîtrise médicale des dépenses de santé.
Elle se fera autour d’engagements
négociés puis par l’application de la réglementation.
Il s’agit de contenir les dépenses en
fonction de la collectivité et son champ de remboursement.
Ses outils consistent en
l’élaboration de référentiels, de la protocolisation des soins et des
recommandations de la Haute Autorité de Santé.
-
La
réforme sur l’organisation.
Elle se fera autour du médecin
traitant et du parcours de soins coordonné avec le souhait de préserver
et d’assurer l’accès aux soins.
Cet accès concerne :
-
la
répartition médicale sur le territoire,
-
la
permanence des soins qui sera financée dans la convention,
-
la
limitation des contraintes d’accès liés aux tarifs,
-
le
respect du principe de liberté (du médecin traitant, du spécialiste en
accord avec le médecin traitant avec mesures dérogatoires, des
exceptions comme le gynécologue.)
Le médecin traitant est surtout un
généraliste qui a un rôle de correspondant entre le spécialiste et
l’hôpital. Le médecin a le choix de refuser de l’être.
Ce rôle sera valorisé et financé car
garant de la qualité.
Le secteur II peut participer à des
contrats de coordination.
Cette première étape sera
déterminante car, en collaboration avec le médecin traitant, les soins
coordonnés seront mieux remboursés que les non coordonnés.
LA FMF n’a pas pu engager un dialogue
avec Me Bismuth qui avait un avion à prendre après son intervention .
Elle propose de colliger les questions auxquelles le directeur de l’Uncam
répondra.
II.
INTERVENTION DE MR. XAVIER BERTRAND,
SECRETAIRE D’ETAT A LA SANTE.
L’état n’entend pas prendre la place
des partenaires conventionnels sauf échec.
L’état a introduit un droit
d’opposition au sein des négociations conventionnelles puisque si deux
syndicats majoritaires s’opposent à l’accord, celui-ci ne peut entrer en
vigueur.
En ce qui concerne la PDS, l’état n’a
pas avalisé l’avenant 14. Il a injecté pas moins de 60 millions d’euro
pour son organisation et a mis en place une commission chargée de
poursuivre les travaux engagés par M Descours.
La FMC et L’EPP sont du domaine
conventionnel.
Le DMP est très important et
constitue une grande avancée.
Le rôle de l’état se situant au
niveau du cadre mis en place, Mr. Bertrand propose aux médecins d’être
patients et d’engager les négociations dans un esprit d’ouverture.
A la question de la représentativité
des généralistes demandée par notre président JC. REGI à Mr. Le Ministre
de la Santé, Mr. Bertrand demande qu’un courrier soit destiné à son
bureau..
A L’ISSUE DE CES TRIBUNES :
La FMF remercie l’ensemble de ses
intervenants ainsi que l’ensemble des médecins présents pour la qualité
globale des paroles émises.
LA FMF est prête à s’engager dans la
réforme pour lui donner corps à condition que soient respectées les
valeurs d’un exercice libéral de la médecine.
Pour la FMF, le médecin traitant sera
le médecin généraliste, considéré et valorisé comme tel. Elle s’indigne
que la représentativité de ses généralistes engagés sur le terrain ne
soit toujours pas reconnue à ce jour.
La FMF défendra les médecins
spécialistes au travers de la CCAM, refusera que certaines catégories y
soient condamnées de même qu’elle refusera toute sanction sans recours
suspensif garanti.
La FMF sera attentive à la place du
spécialiste réservée dans le parcours de soin coordonné La
revalorisation de la qualité découlant de son investissement tant
personnel que matériel est actuellement peu lisible particulièrement
pour les spécialistes secteur 1.
La FMF entend éclaircir la
signification et les conséquences de l’art 48 qui interdit aux médecins
déconventionnés l’accès dès leur demande à la convention.
La FMG-G quand à elle, consciente de
la nécessité de tout mettre en œuvre pour assurer la pérennité du
système d’accès aux soins tout en garantissant la qualité, jouera le
jeu. Elle a défini les points qui devront être satisfaits pour garantir
son engagement sur le terrain :
- Le médecin traitant sera le
généraliste.
- C=CS indexé annuellement sur l’inflation
- Indemnisation spécifique pour le
médecin traitant à hauteur de 2.5C (DMP, tâches administratives..)
- Redéfinition du DE et son champ
d’application
- Profil de carrière pour le médecin (
actuellement un médecin qui a de l’expérience et qui se forme a le même
C que le débutant)
- Re-fondation du statut du médecin.
- Création d’un secteur unique à
honoraires librement modulables en cas de blocage et de non
revalorisation des actes.
- PDS : un accord national dans le
cadre de la convention est attendu rapidement, tant au niveau du médecin
régulateur que de l’effecteur de terrain.
Pour la FMF-G, il serait regrettable, en cas d’échec des négociations et
de refus d’entendre ces revendications, que les médecins généralistes se
voient contraints de refuser le contrat de médecin traitant et de
choisir massivement l’option référent qu’ils ont toujours refusée
jusqu’à présent.
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