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Le
de
la FMF
à la convention en l’état.
Communiqué du Président de
la FMF |
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Donner à
la médecine libérale les moyens de la qualité…
La FMF a une longue tradition conventionniste. Son combat
s’est toujours situé dans la recherche de la qualité.
La réforme de l’assurance-maladie poursuit ce même objectif et
met en œuvre une obligation de formation et d’évaluation. La FMF
souscrit totalement à cette obligation et rappelle que
l’organisation de l’évaluation des pratiques professionnelles ne
relève pas de la convention mais de la loi.
La FMF a souhaité l’élaboration d’une convention unique, tant il
est évident qu’une coordination de tous les acteurs est
nécessaire.
Cette convention dénature l’esprit de la loi du13 août 2004
et de l’accord de JOUY EN JOSAS qui avait suscité un espoir.
La FMF ne retrouve pas dans le texte conventionnel qui lui est
proposé les moyens permettant aux médecins, généralistes aussi
bien que spécialistes, d’assumer leur fonction et leurs
responsabilités à la hauteur des critères de qualité qui
s’imposent à eux.
La FMF constate avec regret que la convention soumise à son
approbation, d’une complexité extrême, consacre l’iniquité
entre les différentes composantes de la profession et entre les
médecins eux mêmes. Elle fait siennes les craintes du CNO, de
voir le rapport de confiance initial du choix du médecin
traitant par le patient, altéré par un encadrement
conventionnel excessif.
A l’heure où la médecine générale est enfin reconnue comme une
spécialité à part entière, il est pour le moins surprenant que
les médecins généralistes n’aient pas les mêmes droits
que les autres médecins.
La FMF s’interroge sur la possibilité de réussite d’une réforme
qui instaure un passage quasi obligatoire chez un médecin
traitant, augmentant ainsi sa charge de travail déjà excessive,
alors que des études concordantes montrent que l’épuisement
professionnel (ou burn-out) est une réalité chez les
médecins généralistes, posant le problème de l’éventuel impact
négatif de cet épuisement sur l’efficience médicale des
praticiens.
La FMF dénonce le dévoiement du temps médical pour des taches
purement administratives toujours plus chronophages, au
détriment de celui consacré aux soins des patients.
La FMF ne retrouve pas dans cette convention le souffle
nécessaire pour attirer les jeunes médecins vers l’exercice de
la médecine libérale.
La FMF inscrit bien évidemment son action dans une démarche
de qualité et de chasse à tout gaspillage. Elle s’interroge
cependant de l’effet délétère à terme, sur les nécessaires
rapports de confiance entre médecins et patients, de
revalorisations d’honoraires basées sur des économies, qui
seront considérées faites aux dépens des malades.
La FMF ne peut que regretter une convention par trop normative
et complexe, qui ne manquera pas de porter atteinte à
l’indépendance professionnelle des médecins. En outre il est
à craindre que les médecins risquent de devoir affronter une
judiciarisation inflationniste de leur exercice pour mésusage de
la convention lié à la complexité de son application.
La revalorisation de l’acte médical est la grande oubliée
de cette convention, où seules des majorations sont proposées.
Il n’est pas revalorisé, en particulier le C, l’acte de base et
par conséquent tout ce qui lui est directement indexé, notamment
la retraite.
Force est de constater que le coût d’une médecine moderne de
qualité ne permet plus de lier les honoraires des médecins aux
possibilités financières des caisses.
La Fédération des Médecins de France dénonce la balkanisation de
notre profession accentuée par cette convention inégalitaire, et
souhaite une réunification de l’ensemble de la profession dans
un secteur unique assorti d’honoraires modulables.
L’assemblée générale de la Fédération des Médecins de France
réunie le 29 janvier 2005 à Orly n’a pas trouvé dans ce texte
les conditions nécessaires à son adhésion et l’a refusé à 82%.
Jean Claude REGI
Président de la FMF
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