LA FMF MANIFESTE SON TOTAL
SOUTIEN A NOTRE CONSOEUR BRETONNE APPELEE A COMPARAITRE DEVANT
LE TGI DE BREST POUR AVOIR REFUSE UNE REQUISITION APRES AVOIR
PREVENU EN TOUTE HONNETETE QU’ELLE N’ETAIT PAS EN MESURE D’ASSURER
EN TOUTE SECURITE UNE GARDE APRES 23 HEURES ET CE APRES UNE
LONGUE JOURNEE DE TRAVAIL .
A CETTE OCCASION, LE PRESIDENT JC
REGI REAFFIRME LA POLITIQUE DE LA FMF DANS CE DOSSIER DE LA PDS
DANS LEQUEL LA FMF EST INVESTIE ACTIVEMENT DEPUIS LE DEPART.
Discours
de JC REGI à la Manifestation devant la Préfecture de Quimper
Lundi 28/02/2005
Aujourd’hui, Marie
Haude Le Houerou comparait devant le tribunal de Brest pour un
refus de réquisition.
Certes le refus de réquisition n’a pas été un mot d’ordre
syndical, cependant la Fédération des Médecins de France a tenu
par ma présence aujourd’hui parmi vous, à apporter tout son
soutien à cette consoeur.
Le docteur Le Houerou a toujours manifesté sa volonté de
participer à la permanence des soins jusqu’à 23 heures et l’on
ne peut pas assimiler sa démarche de révolte à un refus de ses
responsabilités.
Aujourd’hui la participation des médecins libéraux à la
permanence des soins est basée sur le volontariat et la
réquisition par les préfets ne saurait être un mode de
fonctionnement normal de cette participation. La FMF ne cesse de
le répéter en tout lieu et toutes circonstances.
Tout récemment, le 10 février, nous avons été reçus par le
nouveau directeur de la Direction de l’Hospitalisation et de
l’Organisation des Soins Monsieur Castex, a qui j’ai fait part
de notre réprobation concernant cette poursuite, en lui
annonçant ma participation à cette manifestation ce jour à vos
cotés.
C’est le premier message que j’ai tenu à lui faire passer,
affirmant je le répète que la réquisition ne devait pas être un
mode de fonctionnement habituel de la permanente des soins, et
que c’était le témoin de l’échec du système.
Aujourd’hui , nous ne pouvons que regretter que cette mission
d’intérêt général , que ce dossier sur la permanence des soins
ne soit pas traité dans sa globalité , organisation et
financement au sein du ministère,le financement étant délègue à
la convention.
Un projet de décret sur la PDS est actuellement en cours
d’élaboration et nous avons réaffirmé
la nécessité d’instaurer une souplesse du système en tenant
compte d’une réponse aux besoins locaux avec notamment
l’adaptation des horaires de la permanence des soins
- la nécessité d’une mutualisation des secteurs et des moyens,
- le tout dans le cadre réglementaire du cahier des charges
départemental, qui est bien le niveau de pertinence attendue
pour assurer une réelle et efficiente réponse aux problèmes
actuels et à venir de permanence des soins dans les
départements.
Nous avons souhaité également une clarification du rôle des
conseils départementaux de l’ordre des médecins afin d’éviter
toute ambiguïté juridique.
La Fédération des Médecins de France souhaite également que le
rôle comme force de proposition des syndicats médicaux, ainsi
que des associations départementales ou régionale de permanence
des soins au sein des futures missions régionales de santé soit
renforcé, et que ces structures ne soient pas considérées comme
de simples exécuteurs de projet.
Nous souhaitons tous une clarification des activités des
médecins dans le cadre de l’urgence en identifiant bien
l’activité de permanence des soins ambulatoire, et celle de
l’aide médicale urgente qui ne concerne pas la grande majorité
des médecins généralistes et qui devra donc être traitée dans un
dossier séparé.
Nous ne voulons pas comme certains voir la guerre public /prive
renaître, tant nous sommes complémentaires. Nous voulons
simplement une clarification du rôle de chacun.
L’organisation de la régulation médicale libérale au sein du
centre 15, ou interconnecté avec celui-ci, doit se faire avec
une nécessaire collaboration organisationnelle avec les systèmes
existants qui fonctionnent comme le centre de régulation
libéral de Toulouse par exemple ou ceux d’SOS Médecin, du
moment qu’ils répondent à un cahier des charges validé.
La Fédération des Médecins de France souhaite qu’à l’occasion de
la nouvelle rédaction de ce décret, le Conseil National de
l’Ordre des Médecins mette tout en oeuvre pour accélérer une
nouvelle rédaction du code de déontologie légalisant le conseil
téléphonique, pierre angulaire de la régulation médicale en
raison des risques juridiques que fait courir la situation
actuelle
Voila la PDS que nous souhaitons tous, notre société évolue, les
médecins libéraux sont des acteurs responsables qui ne fuient
pas leurs responsabilités, mais qui souhaitent voir la
pénibilité de leur métier reconnue.
Voila pourquoi nous sommes aujourd’hui ici, à Quimper pour
soutenir, dans la dignité, notre consoeur Marie Haude Le Houerou.
Pour terminer, je voudrais rendre un hommage tout particulier à
Nikan Mothadi, pour son implication au sein du Codamups où il ne
ménage pas sa peine pour la mise en place d’une PDS efficiente
dans le Finistère, et à qui je veux témoigner ici toute mon
amitié et ma sympathie.
Merci Nikan pour tout ce que tu fais, merci d’avoir su mobiliser
aujourd’hui autant de confrères pour soutenir notre consoeur et
défendre notre profession.
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