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Face aux contraintes de
toutes sortes, le Docteur Jean-Claude Régi, Président de la FMF, trace
une voie libérale pour notre avenir.
Les élections aux URML
Tous les médecins libéraux conventionnés vont élire leurs
représentants dans les Unions Régionales de Médecins Libéraux (URML).
La campagne officielle se déroulera du 15 au 29 mai. Compte tenu des
enjeux, elle a déjà largement débuté.
Au-delà du rôle de ceux que vous élirez au sein de ces unions, dans
une vocation d'amélioration de notre exercice libéral et d'interface
avec tous les pouvoirs régionaux, vous devez savoir que cette élection
fixera la représentativité des syndicats médicaux pour les 6
prochaines années.
Ainsi est posée la question de savoir à quel syndicalisme vous aspirez
pour assurer votre défense et votre avenir.
Au fil du temps s'est largement substitué un syndicalisme
d'accompagnement, de pragmatisme diront certains, à celui de défense
sans concession d'une profession dont nous voudrions pérenniser le
caractère libéral. On ne peut soumettre l'action syndicale aux
retournements politiques, "marquer" les conventions par des
convictions extraprofessionnelles.
Vous allez entendre durant cette campagne, les messages de ceux qui
vous appelleront à «voter utile». Posez vous la question de savoir :
utile pour qui ?
Un avenir pour la médecine libérale ?
A force de faire tout et de dire n'importe quoi, certains ont perdu
tout sens critique. Quel syndicalisme que celui où le signataire
d'hier affirmait vouloir défendre les confrères de l'intérieur d'une
convention honnie, et qui abandonne aujourd'hui, à l'approche des
échéances électorales le bateau, rejetant l'avenant N° 12, mais
vantant toujours les mérites d'une convention qu'il n'a toujours pas
reniée ? Fustigeant au passage le partenaire qui braderait l'accord.
Le spectre agité du règlement minimal ne doit pas faire oublier cette
réforme mise en place à la hâte, qui se voulait structurante et
ambitieuse, et qui doit se passer de deux éléments moteurs : les
moyens financiers, et le consensus des acteurs.
Grâce à elle, fait sans précédent, des syndicats souscrivent à la
démolition de pans entiers de la Médecine. Spécialités sinistrées,
Médecine générale en quête de son identité, pivot du système sans
moyens ni revalorisation. La CCAM technique est mise en place de façon
inadaptée et anarchique, dans une enveloppe fermée, le dossier médical
personnalisé est mort-né faute de budgets. Les signataires passent
aujourd'hui leur temps à colmater les brèches tout en prétendant que
de toute manière on ne pouvait pas faire autrement….
La crise des vocations
Nous n'avons pas à la Fédération des Médecins de France la prétention
de vouloir régler tous les problèmes mais ce que nous voulons, c'est
défendre une médecine libérale qui, si nous n'y prenons garde, n'aura
bientôt plus de libéral que le nom. Ce n'est pas parce que nos
objectifs sont difficiles qu'il faut y renoncer, et nous préférons que
les choses nous soient imposées plutôt que de les voir faites avec
l'aval d'une partie de la profession mais contre son intérêt propre.
On ne défend pas une cause avec des abandons successifs tout comme
l'on ne pourra faire une bonne médecine contre ou sans les médecins.
Sans les médecins libéraux ? La question est posée quand se
désertifient les campagnes à cause d'une permanence des soins gérée en
dépit du bon sens, quand chirurgiens et obstétriciens abandonnent au
sommet de leur art leur profession à cause de l'inflation des primes
d'assurance et des procédures, quand tous, nous sommes exposés à la
pluie de sanctions nées de la dernière convention. Déjà, les
universités ne livrent plus leurs quotas de libéraux, déjà les
remplaçants sont introuvables, déjà la pénurie se profile, plus encore
en médecine libérale qu'à l'hôpital.
Ce que nous voulons :
Il faut rendre à nouveau notre métier attractif comme il n'aurait
jamais dû cesser de l'être.
La FMF a créé le secteur 2, elle est seule aujourd'hui à le défendre
réellement, mais nous ne pouvons nous satisfaire de la situation
actuelle foncièrement inégalitaire.
Casser le carcan administratif, renégocier une nouvelle convention,
honnête, respectueuse des intérêts de chacun, patients, caisses et
médecins, revaloriser notre exercice et la valeur réelle de nos actes,
retrouver notre notion de l'Ethique et créer un secteur unique à
honoraires modulables, avec un alignement du tarif d'autorité sur le
tarif opposable, voila des mesures susceptibles de faire revenir dans
le giron libéral ceux qui devraient déjà y être. Pour nous soutenir
aujourd'hui, pour nous remplacer demain. Car notre profession connaît
une vague démographique inquiétante, portant aux rivages de la
retraite une quantité sans cesse croissante de praticiens. Dans
quelles conditions, d'ailleurs ?
Le scandale de l'ASV
Ayons le courage de reconnaître l'énorme méprise qu'a constitué l'ASV
: accepter des contraintes tarifaires sévères contre la promesse d'une
retraite décente. Avec un doublement proposé de la cotisation et une
diminution de la moitié de notre retraite, l'ASV a perdu tout son
caractère d'avantage. Secteur 1 ou secteur 2, tous égaux devant
l'évidence, la convention entérine le rapt de 20 % de la retraite
totale et l'inflation majeure des cotisations, sans aucune garantie.
C'est la raison pour laquelle, la FMF s'est prononcée pour la
fermeture de l'ASV, en assurant le paiement des points acquis, et une
évolution progressive vers une part de capitalisation dans nos
retraites.
La FMF, votre avenir.
Depuis 3 ans, la Fédération des Médecins de France n'a cessé de
fédérer autour de ses thèses le maximum de médecins. Nous souhaitons
bâtir ensemble notre avenir, sans démagogie en nous projetant dans le
cadre d'un exercice authentiquement libéral.
Récemment, nous avons voulu nous adresser directement à chacun d'entre
vous dans le cadre d'une consultation nationale pour savoir comment
vous viviez aujourd'hui votre métier de médecin.
La discordance entre la perception idéalisée que vous en avez et sa
réalité pose à l'évidence le problème de la crise des vocations et
surtout celui tout aussi grave de votre mal-être.
Vous rejetez massivement la convention actuelle mal mise en place et
inadaptée (parcours de soins, pénalisation des patients, médecine
comptable, traitement inéquitable des secteurs publics et privés,
harcèlement des médecins).
La FMF a fait la même analyse que vous et n'a pas avalisé cette
convention parce qu'elle ne répondait pas à vos intérêts.
Déjà, les coordinations généralistes nous ont rejoint, suivies de
celles des spécialistes et de nombreux chirurgiens. Lorsque certains
divisent, nous fédérons. Quand certains s'attaquent aux médecins, nous
sommes là pour les défendre, sur le terrain. Quand le monde libéral de
la santé souffre, nous le crions. Sans cesse.
Souvenez vous-en au moment du vote. Au moment du choix, rappelez-vous
de notre constance et de la voix libérale que nous avons tracée.
Le 29
Mai, aux élections URML,
VOTEZ
JUSTE, VOTEZ FMF !!
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