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Les élections aux URML sont passées,
montrant un désaveu total des médecins vis-à-vis de la convention
signée par des syndicats se proclamant majoritaires.
Cette majorité n'existe plus !
Le message est clair:
Les
spécialistes, tout d'abord: Ils ont largement voté pour la FMF, le
seul syndicat qui ait été vraiment à l’écoute de leur base. Pour ces
spécialistes, le problème crucial reste le parcours de soins: C’est
devenu en pratique un parcours du combattant, source d’une
multiplication des actes qui complique inutilement leur travail, ne
faisant qu’aggraver une paupérisation rampante.
Les
généralistes, ensuite: Ils ont compris depuis la fronde de 2002,
qu'ils devaient lever la tête du guidon. Ils ne veulent plus se
laisser envahir par une administration devenue inopérante et
tatillonne, incapable de faire face aux problèmes de démographie
médicale et aux disparités régionales qui s’aggravent. Ils s’opposent
maintenant clairement à une gestion de l’assurance-maladie qui devient
omnipotente et boulimique.
L'assurance maladie et sa gestion pose
problème, les honoraires des médecins relèvent d’une problématique
différente. Faisons ensemble le pari de dissocier totalement le
montant de nos honoraires des possibilités de remboursement des
caisses, et que ce monopole de la sécurité sociale - vieille de 60 ans
- arrivant aux portes de la communauté européenne, puisse enfin
tomber. Tous les autres pays européens ont cette liberté de choix de
l'assurance-maladie, faisons de même.
En établissant cette liberté, nous y
gagnerons tous : La sécurité sociale, tout d'abord, qui sera dans
l'obligation de mieux gérer, au centime près, ses finances; et puis
chaque médecin, qui pourra enfin vivre dignement de sa profession, en
l’exerçant à titre vraiment libéral, avec moins de contraintes
administratives, au juste prix pour ses patients.
Mais l'enjeu de ce mois de juin était
l'élection des nouveaux membres des URML (Unions Régionales des
Médecins Libéraux). Ces unions doivent maintenant fonctionner:
essayons de mettre en commun nos forces au service des médecins
libéraux, pour une médecine de qualité, sereine, confraternelle,
reconnue et rémunérée à sa juste valeur.
Ensemble, de tous horizons, nous pouvons,
nous devons, améliorer la vie quotidienne des médecins par la prise en
charge des réseaux et par l'organisation de la permanence des soins.
Et surtout, à travers les futures évaluations des pratiques
professionnelles, nous devons maintenir et améliorer la qualité des
soins de la médecine de ville.
Le message a été direct et clair, messieurs
les administrateurs de la santé : la Fédération des Médecins de France
retrouve sa puissance, avec 16.5 % de voix dans le collège
généralistes et près de 36 % dans le collège spécialistes, ce qui
signifie que sa représentativité est acquise de fait, sans enquête et
sans équivoque.
Les médecins ont compris, ils ont décidé
et voté en leur âme et conscience de ne pas accepter cette convention
"anti-médecins" faite sans eux et contre eux.
Une convention ne se signe que lorsque
les parties signataires y gagnent de part et d'autre. Elle ne doit pas
servir uniquement l'intérêt d'une seule des deux parties. Les médecins
conventionnés ont déjà le couteau sous la gorge avec le tarif
opposable devenu obligatoire, évitons de mettre la médecine française
à genoux.
Lire également :
Le nouveau bureau 2006 de la FMF
Communiqué de la FMSF (Spécialistes de la FMF)
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