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Messieurs les
Parlementaires !!
29.000 médecins libéraux vont être très attentifs à votre
vote du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour
2007.
Vous
êtes député ou sénateur et exercez vos fonctions d’élus après
une élection démocratique. Quelques centaines, quelques dizaines
de voix ont parfois suffi à vous départager des autres candidats
et vous acceptez les règles démocratiques républicaines.
Ceci
ne va pas de soi pour tout le monde semble-t il.
Fin
mai 2006, tous les médecins libéraux ont voté pour élire leurs
représentants syndicaux aux Unions Régionales des Médecins
Libéraux.
Il s’agit d’une élection démocratique contrôlée par les services
de l’Etat.
Seuls les syndicats pouvant témoigner d’une implantation
régionale et donc d’une représentativité sont admis à présenter
des listes de candidats.
La
loi du 13 Août 2004 portant réforme de l’assurance maladie
prévoit dans son article 48 :
« l’opposition formée à l’encontre d’un accord conventionnel par
au moins deux organisations syndicales représentant pour les
médecins, d’après les résultats des élections aux URML, la
majorité absolue de suffrages exprimés (…) fait obstacle à sa
mise en œuvre. »
C’est
ce qu’ont fait ensemble, afin de voir reconnaître leur
représentativité, quatre organisations syndicales de médecins
qui se sont présentées aux élections professionnelles : MG
France, Espace Généraliste, la Fédération des Médecins de France
et l’Union Collégiale des Chirurgiens, Médecins et Spécialistes
Français.
Ces quatre organisations représentent ensemble la majorité
absolue des suffrages exprimés par les médecins libéraux. Elles
sont donc naturellement et démocratiquement légitimes pour
représenter les médecins et contracter pour la profession.
Pour autant, on ne leur demande pas leur avis pour modifier les
règles de la convention qui lient chaque médecin avec
l’Assurance Maladie. Les syndicats signataires de la convention,
minoritaires depuis 5 mois, poursuivent avec l’Assurance
Maladie, les modifications conventionnelles comme s’il ne
s’était rien passé.
L’opposition
signifiée à la mise en oeuvre de ces modifications, comme le
prévoit la loi, dérange l’Assurance Maladie, les syndicats
signataires, le gouvernement. On a donc chargé un sénateur,
Alain VASSELLE, de déposer un amendement qui prévoit que seuls
seraient pris en compte, pour déterminer la majorité absolue,
les suffrages qui se sont portés sur les syndicats reconnus
comme « représentatifs » par le ministre de la
santé.
Si cet amendement était adopté, les syndicats déclares «
représentatifs » ne seraient plus que deux sur les quatre
syndicats regroupés, et de ce fait, le regroupement
n’atteindrait plus la majorité absolue requise.
Toute
« opposition » serait alors muselée.
Ce
tripatouillage politicien modifiant les règles à sa convenance
est digne d’une république bananière.
Les
29000 médecins libéraux qui ont voté pour ces quatre
organisations syndicales n’accepteront pas un tel déni de
démocratie.
Ces
organisations sont farouchement déterminées à faire reconnaître
leur droit démocratique à représenter la profession qui les a
élus.
Elles
mettront tout en oeuvre pour faire connaître le plus largement
possible les choix des politiques qui cautionnent de telles
dérives.
Ces
quatre organisations ne revendiquent qu’une légitime « propreté
électorale ».
En
espérant que vous mesurerez toute la détermination contenue dans
ce message, nous vous assurons, Mesdames, Messieurs les
Parlementaires, de toute notre considération.
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